Le prêtre de l’Emmanuel, « jusqu'aux extrémités de la terre » (Vatican II)
 

altLes prêtres et diacres membres de la Communauté de I'Emmanuel sont incardinés  par les Evêques et Ordinaires qui acceptent expressément la présence  de la Communauté  dans leur  diocèse  en appliquant  les présents  statuts (Statuts de la Communauté de l’Emmanuel § 24).
L'affectation  des clercs  est décidée par l'Evêque après avis du Modérateur  de la Communauté  de I'Emmanuel. Elle tient compte du charisme  propre de la Communauté  et des possibilités concrètes  de vie et d'apostolat  communautaires. (§28)
La mission du prêtre de l’Emmanuel se déroule donc soit dans son diocèse d’incardination, soit après un accord entre Evêques, dans un diocèse où il sera envoyé en mission, en communauté avec des frères et sœurs laïcs et consacrés, et si possible en fraternité de prêtre, pour un temps déterminé.
 
On rejoint là l’intuition du Concile Vatican II.
 

Concile Vatican II - Presbyterorum Ordinis 10
 

Le don spirituel que les prêtres ont reçu à l'ordination les prépare, non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d'ampleur universelle, " jusqu'aux extrémités de la terre " Ac 1,8  ; n'importe quel ministère sacerdotal participe, en effet, aux dimensions universelles de la mission confiée par le Christ aux apôtres. Le sacerdoce du Christ, auquel les prêtres participent réellement, ne peut manquer d'être tourné vers tous les peuples et tous les temps, sans aucune limitation de race, de nation ou d'époque, comme le préfigure déjà mystérieusement le personnage de Melchisédech(1) Les prêtres se souviendront donc qu'ils doivent avoir au cœur le souci de toutes les Eglises. Ainsi les prêtres des diocèses plus riches en vocations se tiendront prêts à partir volontiers, avec la permission de leur Ordinaire ou à son appel, pour exercer leur ministère dans des pays, des missions ou des activités qui souffrent du manque de prêtres.
 
 (1) cf. He 7,3 
 
Les règles d'incardination et d'excardination devront d'ailleurs être révisées : tout en maintenant cette institution très ancienne on l'adaptera aux besoins pastoraux actuels. Là où les conditions de l'apostolat le réclameront, on facilitera non seulement une répartition adaptée des prêtres, mais encore des activités pastorales particulières pour les différents milieux sociaux à l'échelle d'une région, d'une nation ou d'un continent. Il pourra être utile de créer à cette fin des séminaires internationaux, diocèses particuliers, prélatures personnelles et autres institutions auxquelles les prêtres pourront être affectés ou incardinés pour le bien commun de toute l'Eglise suivant des modalités à établir pour chaque cas, et toujours dans le respect des droits des ordinaires locaux.
   L'envoi des prêtres vers un autre pays, surtout s'ils n'en connaissent pas encore bien la langue et le mode de vie, se fera, autant que possible, non pas individuellement, mais à l'exemple des disciples du Christ(2), par groupes d'au moins deux ou trois, pour qu'ils puissent, s'aider mutuellement. il est également important de se préoccuper de leur vie spirituelle et aussi de leur santé physique et psychique. On prévoira, autant que possible, les implantations et les conditions de travail en fonction des possibilités personnelles de chacun. Il est aussi très important que ceux qui partent vers une autre nation apprennent à bien connaître, non seulement la langue du pays, mais encore les caractères psycho-sociologiques de la population ; s'ils veulent se mettre humblement à son service, ils doivent être en communion aussi profonde que possible avec elle, suivant aussi l'exemple de l'apôtre Paul, qui pouvait dire de lui-même : " Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait l'esclave de tous afin d'en gagner le plus grand nombre. Je me suis fait juif avec les juifs, afin de gagner les juifs " 1Co 9,19-20 .
 
 (2) cf. Lc 10,1