Avoir un père spirituel ?
Benoît XVI t'y encourage !
« Je voudrais dire que l'invitation à avoir recours aux conseils d'un bon père spirituel, capable d'accompagner chacun dans la connaissance profonde de soi, et de le conduire à l'union avec le Seigneur, afin que son existence se conforme toujours plus à l'Evangile, demeure valable pour tous, prêtres, personnes consacrées et laïcs, et en particulier les jeunes ».
« Pour aller vers le Seigneur, nous avons toujours besoin d'un guide, d'un dialogue. Nous ne pouvons pas le faire seulement avec nos réflexions ». (Audience générale à Rome du Mercredi 16 septembre 2009).
Tous les grands saint en ont eu un, même le champagne ... Dom Pérignon ! On blague, mais pour le discernement d'une vocation, c'est indispensable. La Communauté de l'Emmanuel peut t'en proposer un (pour les hommes de 18 à 25 ans). Il suffit de le demander à : perespi[at]emmanuel.info
Tu peux contacter le Père Paul, qui te proposera un père spi proche de ton domicile : ICI.
Il est en effet important de se faire aider par un prêtre: Nous avons un certain degré de connaissance de nous-mêmes, mais pour être sûrs de ne pas s'être trompés, nous avons besoin de l'objectivité d'une personne extérieure. Il nous faut déverser nos pensées et nos expériences à quelqu'un d'autre, quelqu'un en qui nous avons confiance.
Un modèle pour les pères spi.
Benoît XVI a rappelé, dans sa catéchèse du mercredi 30 juin 2010, l'importance de la direction spirituelle, "qui aide à comprendre ce que Dieu attend de nous" en proposant aux prêtres un autre modèle et intercesseur : l'Italien saint Joseph Cafasso, qui fut formateur de prêtres et qui fut pendant 25 ans le directeur spirituel de saint Jean Bosco.
Saint Joseph Cafasso a vécu au XIXe siècle. Il était originaire du nord de l'Italie. Il fréquenta l' « Internat ecclésiastique saint François d'Assise » à Turin, dont il devint le recteur. Il ne s'agissait pas seulement d'une « école de théologie morale, où les jeunes prêtres, provenant surtout de la campagne, apprenaient à confesser et à prêcher, mais il s'agissait également d'une véritable école de vie sacerdotale », a expliqué le pape.
« Tous les choix fondamentaux de la vie de saint Jean Bosco eurent comme conseiller et guide saint Joseph Cafasso », a commenté le pape, mais « Joseph Cafasso ne tenta jamais de former en don Bosco un disciple 'à son image et ressemblance' et don Bosco ne copia pas Joseph Cafasso : il l'imita assurément dans les vertus humaines et sacerdotales - le définissant un 'modèle de vie sacerdotale' - , mais en suivant ses propres inclinations personnelles et sa vocation particulière ».
Ceci est pour le pape « un signe de la sagesse du maître spirituel et de l'intelligence du disciple : le premier ne s'imposa pas au second, mais le respecta dans sa personnalité et il l'aida à lire quelle était la volonté de Dieu pour lui ».
Benoît XVI a souligné que ceci est « un enseignement précieux pour tous ceux qui sont engagés dans la formation et l'éducation des jeunes générations et c'est aussi un fort rappel de l'importance d'avoir un guide spirituel dans sa propre vie, qui aide à comprendre ce que Dieu attend de nous ». Le pape a cité saint Joseph Cafasso qui disait : « Toute la sainteté, la perfection et le profit d'une personne consiste à faire parfaitement la volonté de Dieu (...). Nous serions heureux si nous parvenions à verser ainsi notre cœur dans celui de Dieu, unir à ce point nos désirs, notre volonté à la sienne au point de former un seul cœur et une seule volonté : vouloir ce que Dieu veut, le vouloir de la manière, dans les délais, dans les circonstances qu'Il veut et vouloir tout cela pour aucune autre raison que parce que Dieu le veut ».
Le pape a conclu en rappelant que le pape Pie XII le proposa comme « modèle aux prêtres engagés dans la confession et dans la direction spirituelle. avec l'exhortation apostolique Menti nostrae du 23 septembre 1950 ».
(avec l'aimable autorisation de ZENIT.org)













